Vie martienne

KEPLER, une cousine à 600 années-lumière du Soleil

Les conditions de températures et de pression à la surface de Kepler 22b pourraient être compatibles avec l’existence d’eau liquide. Ce qui porte le nombre d’exoplanètes potentiellement habitables à trois.

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La moisson des instruments «chasseurs» de planètes est chaque jour plus impressionnante. Lundi, la Nasa a ainsi dévoilé une liste de 1094 exoplanètes potentielles trouvées par son satellite Kepler. Une grande partie viendront sans nul doute grossir les rangs des 708 planètes extra-solaires déjà recensées depuis le début des années 90. Plus enthousiasmant, les chercheurs américains ont confirmé à cette occasion l’existence d’une petite cousine de la Terre, Kepler 22b, à 600 années-lumière du Soleil.

La nouvelle venue avait été détectée en 2009. Comme la grande majorité des exoplanètes, elle était masquée par l’éclat de son étoile et ne pouvait pas être observée directement. Sa présence a toutefois été trahie par les subtils changements de luminosité qu’elle provoque chez son étoile lorsqu’elle lui tourne autour. La Nasa a observé trois passages de Kepler 22b devant son étoile avant de rendre son existence officielle. La planète est bien sûr invisible à l’oeil nu. Les chercheurs déduisent son existence de la courbe de lumière qu’ils mesurent.

Malheureusement, cette méthode indirecte de détection ne permet pas de glaner beaucoup de renseignements. On ne sait pas, par exemple, si la planète a un cœur rocheux, une atmosphère, ou n’est composé que de gaz. Tout ce que l’on sait de Kepler 22b, c’est qu’elle est 2,4 fois plus grosse que la Terre – et presque 10 fois plus massive, tourne en 290 jours autour d’une étoile similaire à notre Soleil et se situe dans une orbite compatible avec la présence d’eau liquide à sa surface.

Ce dernier point est fondamental. Cela veut en effet dire qu’elle est située ni trop loin, ni trop près de son étoile pour que la température à sa surface, grossièrement estimée à 22°C par la Nasa, soit favorable à l’existence ou l’apparition de la vie. Sous certaines autres conditions, notamment leur masse, les astrophysiciens qualifient ces astres de «potentiellement habitables».

Bien que rien ne permette d’assurer pour l’instant que l’eau ruisselle à la surface de Kepler 22b comme le suggère la vue d’artiste présentée par la Nasa, la planète a obtenu in extremis ce statut qui la rend très spéciale. Elle n’est que la troisième exoplanète après Gliese 581d et HD 85512b, respectivement découvertes en 2007 et 2011 par le système européen Harps situé au Chili, à obtenir ce statut très convoité. Et encore, Gliese ne l’a obtenu que très récemment, après que des astrophysiciens français ont démontré qu’elle n’était peut-être pas aussi glacial qu’on l’avait pensé au début. Si une épaisse couche de dioxyde de carbone la recouvre, une hypothèse très probable selon leur modèle, alors il y ferait plutôt bon vivre grâce à un important effet de serre.

Pour l’instant, Kepler 22b est elle aussi une petite pépite dans le foisonnement des exoplanètes identifiées. Elle devrait attirer l’attention des chercheurs dans les années à venir. Les planètes similaires pourraient toutefois s’avérer bien plus nombreuses. La Nasa a d’ores et déjà annoncé que sa liste de 1094 candidates s’allongerait bientôt de plus de 1200 unités ! Dans cette abondance, 14 sont déjà candidates au titre de «potentiellement habitable». La Terre devrait se trouver d’autres cousines. Et pourquoi pas une sœur jumelle ?

Accélérateur de particules : c’est fait

Le LHC n’aura pas mis longtemps : ce mardi à 13 heures, les physiciens du CERN viennent d’observer les premières collisions de particules de haute énergie.

Avec ces énergies de collision record, les expériences LHC vont pouvoir aborder une vaste région à explorer ; on va commencer à traquer la matière noire, les nouvelles forces et les nouvelles dimensions, ainsi que le fameux boson de Higgs et d’étudier en profondeur la nature de l’asymétrie entre matière et antimatière et de comprendre enfin pourquoi les particules ont une masse.

Autre découvertes potentiels de nouvelles particules massives indiquant la présence de nouvelles dimensions et ayant des masses allant jusqu’à 2 TeV

Un très grand jour a marquer d’une pierre blanche.

webcam : LHC First Physics

Avec un taux négatif, la banque centrale suédoise brise un tabou économique

La banque centrale suédoise a maintenu jeudi un des ses taux d’intérêts en terrain négatif, une politique destinée à pousser les banques à prêter qui a brisé une « mystique » économique, mais dont la portée reste essentiellement symbolique.

Le gouverneur de la banque centrale suédoise, Stefan Ingves, le 23 octobre 2008 © AFP  Henrik Montgomery / Scanpix

Le gouverneur de la banque centrale suédoise, Stefan Ingves, le 23 octobre 2008 © AFP Henrik Montgomery / Scanpix

Depuis juillet, la Riksbank a fixé à -0,25% son taux sur les dépôts, qui rétribue des sommes déposées auprès d’elle par les banques privées: en clair, les banques payent pour avoir leurs fonds inemployés et à l’abri, une forme de sanction pour leur passivité.

« Il est préférable pour une banque d’être active sur son marché plutôt que de s’asseoir sur son argent et à la fin de la journée venir le déposer chez nous », explique à l’AFP le gouverneur de la banque centrale suédoise, Stefan Ingves.

Le chef de la Riksbank souligne néanmoins que l’impact de la mesure reste pour l’instant très réduit: les autres taux, dont le principal taux directeur, restent au-dessus de zéro, et le taux négatif ne concerne que les dépôts à horizon d’une et deux semaines.

« On pourrait même dire que c’est symbolique, car les montants qui sont effectivement déposés à des taux négatifs sont faibles, très très faibles », relève M. Ingves.

Mais « cela a montré que c’est techniquement faisable » d’avoir un taux négatif, ajoute-t-il.

La théorie économique a contesté la possibilité de taux négatifs, au motif que les gens préfèreraient alors conserver leurs avoirs sous forme de billets de banque, dont le taux d’intérêt est nul, la valeur du billet restant la même.

Mais Lars Svensson, le gouverneur adjoint de la banque centrale suédoise, spécialiste des taux proches de zéro et coauteur d’une étude sur la question avec l’actuel patron de la Réserve fédérale (Fed) américaine Ben Bernanke, réfute l’argument.

« En prenant en compte les coûts de transaction, qui incluent les mesures de prévention des crimes, le coût de stockage, etc. les billets de banque ont en fait un rendement qui correspond à un taux d’intérêt négatif », avance-t-il dans les minutes de la décision prise par la banque centrale suédoise en juillet.

« Il n’y a rien d’étrange à des taux négatifs », estime M. Svensson, qui dénonce la « mystique » qui les entoureraient.

En poussant les banques à prêter les fonds plutôt qu’à les mettre en sécurité, la Riksbank expérimente aussi une arme potentielle contre la redoutée « trappe à liquidités », où la banque centrale n’arrive plus à stimuler le crédit et donc relancer l’économie, phénomène qui a particulièrement frappé le Japon depuis les années 90.

Même au plus fort de sa crise financière, où ses taux directeurs étaient englués près de zéro, la banque centrale japonaise n’avait pas pratiqué de taux négatifs.

Le gouverneur de la banque d’Angleterre, Mervyn King, a récemment indiqué qu’il n’excluait pas de suivre l’exemple suédois.

« La banque centrale a fait tout ce qu’elle a pu pour persuader les banques de prêter de l’argent aux entreprises plutôt que de le déposer à la banque centrale », souligne Henrik Mitelman, responsable de la division stratégie de la banque suédoise SEB.

« De ce point de vue, c’était une décision téméraire, une sorte d’expérience », estime-t-il, en dépit de son impact limité.

afp

Avatar le film événement…

Bloqué par la technologie, James Cameron a du se résigner à attendre 15 longues années avant de pouvoir réaliser son projet qu’il a entièrement écrit, conçu et développer.

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Pour les fans de science-fiction, c’est presque un Graal cinématographique : le grand retour de James Cameron à la fiction, plus de 10 ans après Titanic, pour un film-événement qu’on annonce comme une véritable révolution technologique. En dévoilant 15 minutes du film sur grand écran, le réalisateur et la 20th Century Fox ont trouvé un moyen sans pareil de faire monter le buzz autour du film, d’autant que les images sont à tomber.

Entièrement conçue par James Cameron, la planète Pandora a été imaginée jusque dans ses moindres détails par le cinéaste et ses collaborateurs, de la géographie à la faune et la flore, en passant par l’écosystème et surtout le peuple des Na’vi. Un peuple extraterrestre pour lequel Cameron a fait appel à des spécialistes en comportement, dialectes et anthropologie afin de créer une race dotée d’une culture et d’un langage propres.

Selon un article du Times, dont un journaliste a eu le privilège de visionner quelques séquences du film, Avatar serait déjà, avant même sa sortie, le film des records : plus de 1000 personnes auraient travaillé sur le film, tandis que son budget serait estimé à largement plus de 300 millions de dollars, hors budget marketing; ce qui en ferait tout simplement le film le plus cher de tous les temps

Le synopsis : sur la lointaine planète de Pandora, Jake Sully, un héros malgré lui, se lance dans une quête de rédemption, de découverte, d’amour inattendu, dont l’issue sera un combat héroïque pour sauver toute une civilisation.

Je vous laisse découvrir la bande annonce
Sortie en salle le 18 décembre …

Bienvenue sur MARS avec la NASA

La NASA offre  à tout internaute la possibilité d’inclure leurs identités sur puce électronique embarquée à bord de la mission « Mars Science Laboratory Rover » dont le lancement est prévu entre octobre et décembre 2011.

Un joli certificat vous sera adressé, du plus joli effet sur la cheminée pour les fêtes de fin d'année.

Un certificat du plus bel effet pour les fêtes de fin d'année.

Ce voyage, le plus ambitieux pour un robot mobile à la surface de Mars, essayera de répondre à de multiples questions sur la géologie de la planète et son habitabilité.

Foncez vous inscrire et consultez la carte mondiale des inscrits

Un ancien lac découvert sur Mars
Reconstitution d'un paysage traversé par le lac Shalbatana, sur Mars, tel qu'il devait être il y a 3,4 milliards d'années.

Reconstitution d'un paysage traversé par le lac Shalbatana, sur Mars, tel qu'il devait être il y a 3,4 milliards d'années.

Cette grande étendue d’eau, aujourd’hui asséchée, pourrait receler des traces de vie fossile.

Des chercheurs américains viennent de déceler les traces d’un ancien lac sur Mars, qui recouvrait, il y a environ 3,4 milliards d’années, le fond d’un canyon long d’une cinquantaine de kilomètres. D’après les calculs effectués par l’équipe de Gaetano Di Achille à l’Université du Colorado (États-Unis), ce lac d’une profondeur de 500 mètres devait s’étendre sur environ 200 kilomètres carrés, soit un peu plus du tiers de la super ficie du lac Léman.

Pour faire cette découverte, publiée dans la dernière édition de la revueGeophysical Research Letters, les chercheurs se sont appuyés sur les images transmises par le satellite Mars Reconnais sance Orbiter (MRO). Lancé par la Nasa en août 2005, ce petit orbiteur qui survole la planète rouge à basse altitude (320 kilomètres) est équipé d’une caméra capable de visualiser des détails de seulement un mètre.

L’analyse de ces images ultra-précises indique que ce canyon, situé dans la région de Shalbatana Vallis, a été creusé sous l’action de l’eau et qu’il s’ouvrait sur une ­vallée plus large comportant d’importants dépôts de sédiments qui formaient un grand delta. Ce qui suggère qu’un autre lac plus grand couvrait ce secteur, souligne le géologue Brian Hynek, de l’Université du Colorado, et l’un des coauteurs de cette étude.

Les travaux de datation montrent que le lac Shalbatana s’est probablement formé il y a 3,4 milliards d’années, durant la période de l’Hespérien. Soit 300 millions d’années après la fin de l’ère chaude et humide du Noachien, qui s’est étalée entre – 4,1 milliards et – 3,7 milliards d’années. Il est donc relativement récent.

Mission américaine en 2011

Mais, contrairement aux affirmations enthousiastes de Gaetano Di Achille, il ne s’agit pas «des premières indications solides de l’existence passée de rivages sur Mars». Il y a quatre ans, une équipe d’astronomes français avait déjà révélé, dans le Journal of Geophysical Research, l’existence d’anciens lacs datant de la même période dans la région de Valles Marineris. «Cette découverte n’est pas une révolution mais une confirmation», souligne Nicolas Mangold (CNRS/université de Nantes), qui rappelle que la présence d’eau liquide, il y a quatre milliards d’années, a été attestée par la sonde européenne Mars Express en décembre 2005.

Une chose est sûre : le lit et les dépôts sédimentaires de ces paléolacs constituent des cibles de choix pour de futures missions robotiques dédiées à la recherche de signes de vie passée. C’est notamment le cas de la mission américaine MSL, qui partira pour Mars en 2011. «Sur Terre, les deltas et les lacs sont des lieux riches en fossiles», souligne M. Di Achille, estimant que «si la vie a un jour existé sur Mars, les deltas pourraient bien détenir la clé de son passé biologique».

Aujourd’hui l’eau ne coule plus à la surface de la planète rouge. Elle n’existe plus que sous forme de glace, comme l’a confirmé il y a un an la sonde américaine Phœnix, qui s’était posée près du pôle Nord martien.

Mars livre un nouveau secret enfoui au fond d’un cratère
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Le robot Opportunity a exploré le cratère Victoria, qui mesure environ 750 mètres de diamètre et 75 mètres de profondeur.

Les données recueillies par le robot Opportunity prouvent que la planète rouge possédait de vastes mers.

Les données collectées sur la planète Mars par le robot mobile Opportunity lors de son exploration d’un vaste cratère ont apporté nombre de nouvelles informations sur la planète rouge. Elles confirment que de vastes étendues d’eau ont bien été présentes à sa surface. L’équipe de scientifiques (34 personnes) chargés de gérer les données collectées par le petit rover vient de publier ses conclusions (Science, 22 mai).

Opportunity, arrivé sur l’hé mis phère Ouest de Mars en janvier 2004, quelques jours après son sistership Spirit posé, lui, sur l’hémisphère Est, devait fonctionner trois mois. Il a entamé, bien qu’un peu affaibli par divers problèmes techniques, sa cinquième année de patrouille martienne. Quand il se déplace, c’est à raison de 20 à 40 mètres par heure. Il a exploré Eagle, le petit cratère dans lequel il s’est posé et un deuxième un peu plus grand, Endurance, situé 800 mètres plus à l’est. Tout cela en un peu moins d’un an.

Puis il a mis le cap sur le grand cratère, Victoria, situé à 6 kilomètres au sud des deux premiers. Il lui aura fallu une trentaine de mois pour, en septembre 2006, l’atteindre. Et il mettra 682 jours martiens (une journée martienne dure 24 heures et 37 minutes) pour y mener ses investigations.

Le cratère Victoria mesure environ 750 mètres de diamètre et 75 mètres de profondeur. Il possède une petite bosse centrale de quelque 200 mètres de diamètre, haute de 4 à 5 mètres, dotée elle-même d’un champ de dunes.

À l’origine, la météorite qui l’a créé devait avoir fait un «trou» de 600 mètres de diamètre et de 125 mètres de profondeur. Aujourd’hui érodé, le cratère présente un bord irrégulier, festonné de promontoires escarpés, encore appelés caps, alternant avec des renfoncements aux pentes moins prononcées, appelées baies.

Une descente périlleuse

C’est par l’une de ces baies (Duck Bay, ou «baie du canard») qu’Opportunity a pénétré dans le cratère, après avoir exploré, en partant dans le sens des aiguilles d’une montre, un quart du pourtour du cratère, examinant les couches rocheuses visibles. Il a non seulement ramené des photos spectaculaires, mais aussi des analyses chimiques et spectrométriques des différentes roches qu’il a rencontrées.

La partie la plus périlleuse de ce périple a été la descente proprement dite dans le cratère. «Nous ne voulons pas que ce soit un aller simple, affirmait ainsi Steve Squyres, de la Cornell University, responsable de l’équipe scientifique d’analyse des instruments scientifiques des robots. Nous avons encore d’excellents objectifs scientifiques auxquels rendre visite après Victoria. Maissi jamais Opportunity devait y rester, gageons que les connaissances engrangées en au ront valu la peine.»

Le pari est gagné à double titre. On est sûr maintenant que le cratère est d’origine météoritique, qu’il y avait de vastes étendues d’eau sur Mars, que l’on peut qualifier de mers, et qu’il y avait des dunes de sable formées par le vent, semblables à celles que l’on peut trouver sur Terre et qui datent du jurassique. Et Opportunity a pu ressortir du cratère. Pour repartir vers d’autres aventures.